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 [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]

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Joah Andersen
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MessageSujet: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Sam 30 Sep - 23:30
Tomorrow we'll burn the world - Prologue1881, Munich, Germany. This is where it began ; where our history started and where you sealed the beginning of your fall ; we were young gods at this time. My beautiful murderer, my flamboyant Icarus.Qui est cette femme qui tournoie avec insolence sur la piste, entrainant son partenaire dans sa frénésie flamboyante ? Cette femme aux cheveux roux laissés libres de voler au rythme de ses pas, et qui forment autour de son visage d’ange un halo incendiaire ? Cette femme au sourire crâne et au regard franc, qui semble ignorer la foule autour d’elle et pose sur le monde un regard de propriétaire ? Les convives s’interrogent sur son compte, alors que son rire chantant résonne avec la mélodie enjouée de l’orchestre. Sa taille marquée est enserrée dans une soie riche aux couleurs vives, pourtant, tout dans son attitude et sa façon de se comporter indique qu’elle n’appartient pas au monde noble dans lequel elle évolue. L’intrigante est si loin de ces nobles allemandes au visage renfermé et à la beauté froide. Elle, ne retient ni son rire, ni ses paroles ; elle tournoie sans se soucier de l’image qu’elle pourrait renvoyer, rayonnante et pleine d’effronterie. Telle un soleil.

Tous brûlent autour de son orbite.

Qui est cet homme aux yeux céruléens, au sourire doux et moqueur, et dont le regard, empreint d’arrogance, semble se moquer de quiconque se retourne sur son passage ? Cet homme aux cheveux sombres, tels les plumes d’un corbeau, et dont la voix grave semble emplie de mystère ? Cet homme au rire d’enfant, au regard de vieillard, et qui, cyniquement, semble se jouer des vies qui l’entourent ? L’Allemagne connait son nom, tout autant que celui des victimes laissées sur son passage ; peintre voilé de mort, une aura sombre l’entoure, alors que nombre de ses muses semblent avoir plongé dans un profond désespoir. Empli d’audace, offensant jusqu’au scandale, rien pourtant n’a permis d’arrêter ce meurtrier romantique dont chaque conquête fini par être irrémédiablement poussée jusqu’au suicide.

La mort jonche son passage.



« Joah Andersen. »
« Isaac Kleist. »

Un sourire rouge étire les lèvres de la femme-soleil. Sa main repose dans celle de l’homme-corbeau, et alors leurs doigts s’entremêlent, dans une poignée de main qui semble durer plus que nécessaire. Une main gantée est posée sur la taille de la peintre ; mais son propriétaire semble avoir été totalement ignoré par sa cavalière. Un bras blanc est passé autour de celui du peintre ; mais la Lady semble avoir été oubliée par son cavalier. Ne restent que ces deux êtres, qui se jaugent du regard, se rapprochant, irrémédiablement, comme hypnotisés l’un par l’autre. Les deux destructeurs esquissent un sourire identique, pleins d’une même arrogance, et bien vite leurs corps se mêlent dans une valse. Le reste du monde a été totalement occulté.

« C’est vous, le meurtrier ? »
« C’est vous, la briseuse de cœurs ? »

Leurs rires se mêlent, et leurs yeux clairs restent figés l’un dans l’autre. Plus rien n’existe autour d’eux ; seul le rythme erratique de leurs pas, et cette musique grandiose, comptent à cet instant. Le reste n’est que distraction. D’un commun accord, le couple se refuse à accorder la moindre importance aux nuisances extérieures. Le monde peut être annihilé à cet instant ; peu leur importe. Qu’il disparaisse, si cela peut leur permettre de prolonger cette valse.

« Que pensez-vous du chaos ? »

Leurs corps se rapprochent, alors que l’air froid d’Allemagne les enveloppe tous deux. Seuls, désormais, sur une terrasse gelée, les deux êtres n’ont cessés de danser, alors que la musique n’est plus qu’une rumeur lointaine. L’homme esquisse un sourire face à la question. Son rire d’enfant résonne dans la nuit.

« J’en pense qu’il ferait pour vous une belle auréole. »

La main gantée de noir se resserre autour de sa taille. Le sourire de Cheshire n’a pas disparu sur les lèvres douces du corbeau, qui se rapproche de sa partenaire.

« C’est une tiare que je me ferais une joie de vous apporter. »

La femme-soleil le dévore un instant du regard, avant d’éclater de rire, tournoyant sur elle-même et se défaisant de son emprise. S’éloignant de quelques pas, lui tournant le dos avec arrogance, Joah Andersen tourne légèrement son visage moqueur vers les traits confus d’Isaac Kleist, ses mots se perdant dans l’écho de la musique, si bien que l’homme ne réussit pas à les comprendre. Au sourire narquois de la rouquine, il comprend que c’était précisément son intention. D’un pas vif, la peintre se précipite vers la salle adjacente ; disparaissant sans dire mot, telle un fantôme rougeoyant. Son effronterie arrache un sourire amusé à l’allemand, qui prononce l’étrange nom de la femme sur ses lèvres ; les cinq syllabes sonnent comme une promesse.
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Dernière édition par Joah Andersen le Dim 1 Juil - 23:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Dim 15 Oct - 22:17
Tomorrow we'll burn the world - Chapitre 11881, Munich, Germany. This is where it began ; where our history started and where you sealed the beginning of your fall ; we were young gods at this time. My beautiful murderer, my flamboyant Icarus.Au centre de la salle, le Corbeau attend. Voilà trois heures, sinon plus, que l’homme au regard sombre observe les convives avec assistance, cherchant parmi les visages fardés les traits radieux de la femme-soleil. A chaque poignée de main, la même question sort de ses lèvres, telle une litanie :

« Savez-vous où se trouve Joah Andersen ? »

Voilà deux semaines qu’il n’a pas revue la peintre ; deux semaines à arpenter, en vain, les soirées mondaines, dans l’espoir de croiser l’un de ses clients, sinon l’intéressée. Mais personne ne sait où se trouve la rouquine. Personne ne sait où pourrait se trouver cette jeune femme si pleine de vie et de cynisme, que les nobles semblent aduler et craindre à la fois. Isaac le sait ; tous savent, d’une façon ou d’une autre, que la côtoyer trop longtemps détruira un morceau de leur âme. Après tout, elle a le même regard que lui. De tels yeux ne trompent pas. Enfin, après toutes ces années, le peintre a-t-il trouvé son jumeau féminin ; une destructrice, tout comme lui. Il peut la sentir, cette couronne de feu qui la baigne, ce mépris pour la noblesse qui accompagne chacun de ses sourires. Durant des heures, bien des femmes tournoient dans les bras de Kleist. Jusqu’à ce qu’une jeune héritière ne lui donne la réponse attendue.

« Andersen ? N’est-ce pas cette peintre aux mœurs douteuses ? Ma bonne a laissé entendre que son fils l’avait aperçue, dans un bar du centre-ville il n’y a pas si longtemps… pouvez-vous imaginer ! Une bourgeoise, dans un lieu pareil ! C’est scandaleux. »

Aussitôt, l’emprise d’Isaac sur la taille enserrée disparaît, et, dans une brève excuse confuse, le peintre se précipite vers la sortie, rajustant d’un geste pressé son chapeau. Le trajet en calèche lui semble interminable, alors que celui-ci traverse les rues de Munich, évitant sur son passage et les enfants jouant dans la nuit, et les ivrognes attirés par les hennissements des chevaux. Son visage pâle tourné vers la fenêtre, l’homme s’interroge : s’il la retrouve, comment peut-il avoir l’assurance qu’elle ne le repoussera pas ? Non… c’est impossible. Il a reconnu son regard, et la lueur dans ses yeux lui a indiqué que Joah a reconnu le sien. Elle sait, même si elle ne se l’avoue pas encore ; eux sont identiques. La paire parfaite. Deux destructeurs, détruisant leur entourage avec une élégance qui n’est propre qu’aux esthètes. Il connait sa réputation ; le nombre de cœurs brisés que la jeune femme a laissé sur son passage. Et elle, connait la sienne. Le nombre de suicidés qui jonchent les pas de Kleist. Ils sont hors de leur époque ; hors de la société. Inadaptés. Elle devra bien s’en apercevoir, si ce n’est déjà fait. Le sourire d’Isaac s’élargit. Il a trouvé son idéal.

Enfin. La calèche se fige, et l’artiste en sort, ne jetant qu’un demi-regard à l’homme récupérant sa monnaie. Seule la rue dans laquelle il s’engage l’importe, désormais. Où se trouve Joah Andersen ? Kleist franchit la porte d’un bar sombre ; rien. Le même scénario se reproduit trois fois, avant qu’il n’entende, au loin, les exclamations d’un groupe de fêtards, et une musique enjouée s’échapper d’une porte à la peinture encore fraiche. Le jeune homme s’en approche, en franchissant le seuil. Aussitôt, le Corbeau se fige, saisit par la vision devant ses yeux.

Sa main usée par la térébenthine est posée dans celle d’un homme, l’aidant à monter, à cet instant précis, sur un tabouret. Un pas de plus, et la jeune femme pose pied sur la table, venant jeter un coup d’œil amusé à son public avant de tourner sur elle-même, riant, et dansant ainsi au rythme du saxophone qui retentit. Le halo enflammé danse autour de son visage qu’un sourire gracie, et Isaac ne peut s’empêcher de remarquer sa façon de remettre sans arrêt une mèche rebelle en arrière, derrière son oreille. La peintre rit aux éclats, transportée par le joyeux brouhaha des clients enivrés, sa jupe formant un tourbillon autour d’elle alors qu’elle descend sans crier garde, se jetant presque dans les bras du premier venu pour amorcer sa chute. Volant un instant dans l’étreinte de l’inconnu, Joah Andersen s’en détache bien vite, posant pied à terre et s’emparant d’une pinte de bière laissée sur le côté. La jeune femme se fige un instant lorsque son regard malicieux croise celui, atterré, du peintre, et alors l’ingénue se fend d’un sourire moqueur, levant légèrement la pinte vers lui d’un geste festif.  Isaac s’approche. Autour de lui, tout a cessé d’exister.

« Je vous ai cherchée partout. Chaque soirée, chaque vernissage. Mais vous êtes comme un fantôme. »

La femme-soleil le fixe un instant, puis éclate de rire, relevant légèrement son menton en arrière et dévoilant ses dents blanches.

« J’ai toujours préféré la bière au champagne. »

Joah rit encore, contemplant l’expression à demi dégoûtée du peintre lorsque celui-ci porte ses lèvres à la bière tout juste brassée ; lui ne peut se défaire de son regard brillant, si vif qu’il lui semble pouvoir être consumé tout entier dans ces orbes de cendre.

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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Mer 3 Jan - 17:47
Tomorrow we'll burn the world - Chapitre 21881, Munich, Germany. This is where it began ; where our history started and where you sealed the beginning of your fall ; we were young gods at this time. My beautiful murderer, my flamboyant Icarus.Elle est tout. Partout. Dans chaque image, dans chaque peinture. Vous ne pouvez pas comprendre.

Joah qui rit, Joah qui danse, Joah qui pleure et qui soupire, Joah la folle aux idées de mort, et Joah la douce qui adule le violoncelle. Son toucher, comme du feu, ses baisers une explosion, ses caresses ; un cataclysme. Cette femme, un soleil, une étoile filante, la fin du monde.

(Elle lui plait Joah,
Quand elle coure dans les rues.
Eméchée.
Un peu folle, inconsciente.
Quand elle saisit l’homme en noir par le col pour l’insulter.
Quand elle le gifle et le griffe pour s’échapper de son emprise.
Quand la lueur dans ses yeux change.
Et qu’elle essaye de le tuer.

Elle est belle, sa folle aux idées de mort.
Quand elle se réveille, les hématomes sur son corps.
Mais que c’est lui qui a le sang sur les mains.
Et qu’elle éclate juste de rire.
Et qu’elle ne se doute de rien.)

Il l’a vite compris, le corbeau ; sa femme-soleil est complètement fêlée. Brisée, recollée maladroitement, sans qu’il ne sache réellement pourquoi ou ne puisse l’expliquer. Pourtant, sa folie lui plait, alors, lorsqu’elle a des absences, il ne dit rien, lui promet qu’elle s’est seulement endormie après l’amour et éteint en silence l’incendie naissant. Parce qu’elle le sait, sa nymphe, qu’elle ne tourne pas rond, mais à ses côtés son anormalité semble s’être atténuée. Elle pense guérir, Joah, alors qu’en vérité sa démence empire.

Mais elle est si belle, sa démence.
Vous ne pouvez pas comprendre.

Quand son sourire se déforme, et qu’elle passe ses mains autour de son cou. Quand son regard change et s’enflamme. Lorsque ses pas se font incertains, comme si elle découvrait seulement son corps, et qu’elle se jette sur lui, pour le tuer ou l’embrasser.
Il est plus fort qu’elle, alors, la maitriser n’est pas un problème. Il a l’habitude, après tout, de retenir un désespéré avant l’acte final. Alors garder Joah contre lui le temps que sa démence se calme ne lui pose aucun souci ; au contraire. Ça lui arrache un sourire. Un moment privilégié de plus avec elle. Et puis, elle s’endort, pour se réveiller sans se souvenir de rien.

Elle est si belle, sa femme soleil, sa pyromane.
Joah qui peint des incendies en chantant.

Elle lui parle parfois de cet homme, celui qui lui a laissé une tristesse dans le regard, celui pour qui elle voudrait tout brûler. Mais s’il sourit, s’il acquiesce, ça l’enrage, Isaac, parce qu’après tout, l’autre est mort et lui est vivant, alors, pourquoi ne veut-elle pas enflammer le ciel pour ses beaux yeux ?

Isaac jaloux, Isaac torturé.
Le meurtrier aux yeux de rêveur enviant un autre criminel.


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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Mer 3 Jan - 19:48
Tomorrow we'll burn the world - Chapitre 31881, Munich, Germany. This is where it began ; where our history started and where you sealed the beginning of your fall ; we were young gods at this time. My beautiful murderer, my flamboyant Icarus.Ça aurait pu s’arrêter là. Après leur seconde rencontre dans ce bar ; après l’avoir prise par la taille, et entrainée dans les rues froides de Munich, il aurait pu la tuer, ou bien elle l’aurait brûlé, et cette histoire aurait eu un point final.

Ou alors, celle-ci aurait pu avancer jusqu’au lendemain matin, elle se serait réveillée avant lui et serait partie sans un mot, quittant la ville et la région comme elle l’avait fait tant de fois avant. Ou bien, il aurait regretté, ou obtenu tout ce qu’il désirait, et il l’aurait assassinée.

Joah aurait aussi pu quitter Munich après ce bal fatidique, et toute cette histoire n’aurait jamais pris racine. Peut-être que cela aurait été mieux, à la vue des évènements qui advinrent par la suite.


Joah et Isaac se revoient dans un bar.
Jusque-là, rien de nouveau.
Ils sortent ensemble sous la lune et s’enlacent.
Un couple de plus sous le ciel Allemand.

Et puis, Joah et Isaac se réveillent, et ils sourient.
Ils sont beaux, tous les deux.
Lui prépare le café alors qu’elle reste enroulée dans la couverture.
Elle ne partira pas, cette fois-ci.


Et puis, deux jours plus tard, Isaac voit Joah dans la rue. Un peu paumée, comme d’habitude, sa malle sous le bras. Elle discute avec une femme à propos d’un loyer. Le peintre la salue, et puis il rit, venant se saisir de sa malle pour la porter. Tout se passe simplement, presque aucun mot n’est échangé. Tout semble si simple, lorsque ça ne concerne qu’eux deux.

Trois semaines passent, le Corbeau et la femme-soleil vivent sous le même toit. La cohabitation se passe mieux que ce que Joah craignait. Les journées s’enchainent à une vitesse vertigineuse ; ils peignent ensemble, des heures en silence, ou bien ils mettent un disque et Wagner les accompagne. Parfois, ils sortent dans la rue, le soir dans un bar, assez souvent, il faut l’avouer, il faut dire que le bar d’en face vend une absinthe réputée et qu’ils n’ont pas trouvé mieux, pour laisser libre court à leurs délires.


Ils sont jeunes, un peu cons, Joah et Isaac.
Deux gamins destructeurs, une main tenant un pinceau et l’autre l’alcool qui rend fou.


Ça fait trois mois que Joah et Isaac courent dans les rues en riant, rentrant à pas d’heure, totalement intoxiqués et titubants. Malgré ses fantaisies et ses errances, elle n’a jamais tenu un tel rythme, la rouquine, il faut dire que Lukas était sage et Théo trop riche pour cela. Et lorsqu’elle était toute seule, sortir toutes les nuits ne l’intéressait pas, mais il faut dire qu’elle est belle, Munich, présentée par son meurtrier, et même si la peintre a horreur de rester plantée au même endroit, elle les tient sans broncher, ces trois mois, parce que tout ce qu’Isaac lui présente semble beau, pour peu qu’on soit grisé par les rires et qu’on ait assez d’alcool dans le sang.



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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Mer 24 Jan - 21:19
Tomorrow we'll burn the world - Chapitre 41881, Munich, Germany. This is where it began ; where our history started and where you sealed the beginning of your fall ; we were young gods at this time. My beautiful murderer, my flamboyant Icarus.(Joah et Isaac déménagent à Berlin en avril.
Il faut dire que l’un des mécènes d’Isaac a une commande particulière. Un tableau immense, trop grand pour être réalisé dans une autre ville. Selon les estimations du peintre, l’œuvre devrait occuper plus de deux ans de sa vie.

Et elle est belle, cette œuvre à venir.
Alors Isaac s’en va et prend la rouquine par la main.
Et elle le suivra jusqu’à cette ville qui la rend pourtant si mélancolique.


Et les mois passent.
Isaac peint et Joah fait de même ; les deux deviennent bien meilleurs, les couleurs vrombrissent et les sourires se mettent à rire sous leurs traits. Ensemble, les deux artistes passent un cap, et les commandes affluent toujours plus, sans discontinuer. Les toiles se vendent et s’exhibent dans des salons mondains. Kleist et Andersen semblent enfin s’être fait une place dans ce monde sans pitié ; la capitale leur tend les bras et l’argent ne manque plus. Ils sont jeunes, encore, un peu trop peut-être, et n’ont plus que l’avenir devant eux.)


Et puis un jour, Isaac amoureux a pris la main de Joah. Elle était perchée sur l’escabeau, devant son tableau immense, (L’incendie qui fera sa renommée plus tard.) le regard brillant et les mains fébriles. Des mois de travail pour un premier jet concluant, du génie pour certain, de la chance pour d’autres, mais aucun doute pour le corbeau ; il y avait du génie chez cette femme. Elle a ri, descendant ou tombant, accrochée à son cou, à ses lèvres, et tournant sur elle-même, joyeuse, exaltée, exubérante, solaire. Et elle l’a embrassé une fois, et puis mille, et lui aussi, jusqu’à ce qu’il ne prenne sa main dans la sienne, l’arrêtant dans son élan, et ne s’agenouille.

« Si tu savais comme je t’aime. »
« Je sais. »

Elle a ri, encore, cherchant à se pencher vers lui pour l’embrasser, mais il l’a éloignée, gardant sa main, les joues rouges, les yeux dans les siens.

« Tu voudrais m’épouser ? »


Et puis
Son regard
S’est voilé.

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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Jeu 12 Avr - 21:58
Tomorrow we'll burn the world - Chapitre 51881, Munich, Germany. This is where it began ; where our history started and where you sealed the beginning of your fall ; we were young gods at this time. My beautiful murderer, my flamboyant Icarus.En fait, quand on y pense, ça aurait dû s’arrêter là. Cette fameuse soirée de décembre, après leurs noms sobrement énoncés pour s’introduire. Ils auraient pu détourner le regard à temps, sans déceler la lueur qui les avait attirés l’un à l’autre.

Joah Andersen n’aurait jamais connu Isaac Kleist, et Isaac n’aurait jamais aimé Joah. Il aurait continué sa vie sans sa folle aux idées de mort, et il aurait été rattrapé par ses crimes, ou par un accident du destin, avant d’avoir pu atteindre la moitié de son existence. Joah, elle, aurait brûlé quelques années plus tard, et son héritage se serait arrêté à un triste tas de cendres.

Les deux se seraient éteints, en silence non, mais sans déclencher aucun cataclysme. Fait divers dans le journal local, histoire rocambolesque pour les musées et la postérité.

Et ça se serait arrêté là.
C’aurait dû s’arrêter là.

Le Corbeau arrêté par la police locale ;
Exécuté après son jugement. Guillotine.

La femme-soleil qui dérape ;
Dernier éclat ; immolation.


Mais il avait fallu que l’histoire continue des mois durant, et que les deux s’apprivoisent, se découvrent avec passion. Attirés comme la flamme attire les volants alentours, jusqu’à l’échéance. Les ailes qui s’enflamment et qui brûlent. Ces simples mots.

Tu voudrais m’épouser ?
Non…

Et puis après ce refus, la femme-soleil s’était détournée, le visage fermé, son regard de cendre clair voilé par une sourde crainte. Jamais le Corbeau n’avait compris ce qui la faisait se fermer autant. Jamais il n’en eu l’occasion.

Parce qu’elle était partie Joah, à l’aube sans un baiser, laissant sa toile inachevée, laissant son parfum et son foulard, mais pas ses pinceaux, et ses carnets, et les livres qu’elle affectionnait tant. Elle était partie, une note sur la table du salon, je suis désolée, je reviendrais, laisse-moi le temps d’y réfléchir.

Et elle avait pris le premier train pour la côte, et puis le bateau, et elle était retournée à Londres, sans une lettre de plus, sans plus un mot.


Alors il l’avait attendue.
Pendant des jours.
Et puis des semaines.
Trois mois.

Mais Joah n’est pas revenue.


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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Dim 22 Avr - 16:47
Tomorrow we'll burn the world - Chapitre 61881, London, England.
Elle se refuse toujours à comprendre, à entendre,
Elle rit pour cacher sa terreur d’elle-même.
Elle a toujours marché sous les arches des nuits
Et partout où elle a passé
Elle a laissé
L’empreinte des choses brisées.
Paul Eluard

Joah n’est pas revenue, Joah s’en est allée à Londres, elle a ignoré les lettres et brûlé les nouvelles, figée à nouveau dans l’appartement qui sent la peinture. Les mois sont passés, et la femme-soleil n’est pas retournée à Berlin aux côtés de son meurtrier. De leur année commune, elle n’a gardé qu’une folie exacerbée et quelques croquis dont elle n’a pas réussi à se séparer.

Et elle se répète :
Peut-être que c’est mieux comme ça,
Peut-être que ce n’était pas fait pour durer,
Peut-être qu’il allait brûler lui aussi,
Peut-être que je ne l’aimais pas assez.

Les mois passent, et pourtant elle en est toujours aussi folle, de son peintre qui rie à la mort, l’idée de lui, de ses lèvres, de ses sourires, de ses paroles et de ses caresses. Tout ce qui lui rappelle Isaac la plonge dans une sourde mélancolie, pourtant revenir est impossible, elle ne peut pas, elle ne doit pas, car si elle cède, lui aussi sera emporté par la cendre.

Alors elle se répète :
C’est mieux comme ça,
Ce n’était pas fait pour durer,
Il allait brûler lui aussi,
Je ne l’aimais pas assez.



Alors elle est restée à Londres, Joah, loin de Berlin et d’Isaac, loin du pays où elle a perdu deux des êtres lui étant le plus cher au monde. Peut-être qu’il aurait fini comme Théodore si elle était restée, peut-être que la vie le lui aurait arraché, et qu’elle se serait retrouvée seule, encore. Peut-être que c’est mieux comme ça, au moins il vivra jusqu’à l’oublier, et elle pourra vivre dans le soulagement de le savoir encore de ce monde. Et s’il n’est pas à elle, s’ils ne s’appartiennent plus l’un à l’autre, alors ce n’est pas grave, car la souffrance d’être loin de lui n’est rien comparé à la certitude de le savoir mort.

Joah reprend des commandes, peu à peu, elle se remet à travailler, la nuit elle se noie aux côtés de la fée verte, il faut l’avouer, mais la vie est morose sans Isaac et ses cauchemars se sont remis à la tenir éveillée. Parfois un amant accompagne l’alcool qui rend fou, parfois même une figure qu’elle connait, un modèle, un client, c’est contre ses principes mais qu’importe. Qu’importe l’adjectif qu’on utilisera pour la qualifier elle, ou son travail, du moment qu’Isaac est loin et en vie, elle s’en accoutumera. Elle est terrifiée, Joah, terrifiée par elle-même et ce qu’elle représente, alors cette destruction lui parait bienvenue, quand on y pense.


Trois mois passent donc ; le quatrième s’entame.
Le bruit coure dans la capital qu’un nouvel artiste vient de poser bagage.
Entouré de mort et de mystère, ennemi d’une autorité qui n’a jamais réussi à le confondre ;
Ce peintre, c’est Isaac Kleist.

Et pourtant ils ne se revoient pas.


Isaac reste éloigné, ne se rend pas aux mêmes soirées mondaines, peint très peu, quand on y pense, et reste discret. Les premières semaines Joah angoisse, elle voudrait revenir vers lui et lui parler, mais il ne vient pas vers elle, alors elle assume qu’il ne sait rien de sa propre présence dans la capitale. Elle aurait voulu courir dans ses bras, s’excuser, l’embrasser, lui expliquer que sa fuite était pour son bien parce qu’elle l’aime beaucoup trop et qu’il finira lui aussi par s’égrener, s’il reste à ses côtés.

Mais cela n’arrive pas.

Les mois passent encore, deux, puis trois, dans un silence anxiogène. La rouquine s’est résignée, il ne l’aime plus, c’est mieux comme ça. La vie continue, un peu morose, la femme-soleil s’enlise dans son chagrin d’amour et s’enivre de plus belle.

Elle se répète :
Que c’est de sa faute,
Mais qu’il allait brûler.
Qu’elle devrait être insensible,
Mais qu’elle l’aime à en crever.

Et lui se répète
Que c’est de sa faute,
Qu’il l’a trop adorée.
Qu’il devrait être insensible,
Mais qu’il l’aime à en crever.


Et puis un jour Joah découvre l’un de ses clients, presque un amant, assez vite arrêté, silencieux face à son salut, le dos tourné à la porte. Egorgé.

A partir de ce jour, l’hécatombe a continué.



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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Dim 1 Juil - 23:17
Tomorrow we'll burn the world - Chapitre 71881, London, England.
Elle se refuse toujours à comprendre, à entendre,
Elle rit pour cacher sa terreur d’elle-même.
Elle a toujours marché sous les arches des nuits
Et partout où elle a passé
Elle a laissé
L’empreinte des choses brisées.
Paul Eluard

On peut se dire que cette histoire va bientôt tourner à sa fin, et ce serait avec justice, car plus rien en ce récit ne présage l’assurance de jours meilleurs. On aurait pu croire, naïvement, que tout se finirait bien, qu’ils se reverraient par accident et briseraient le silence, et la dynamique funeste dans laquelle leurs vies semblaient s’être enlisées.

Il n’en fut rien.

L’hécatombe continua une année durant, plongeant la peintre dans le désarroi puis une angoisse plus prononcée, ces attaques étant clairement liées à elle, elle n’était pas assez stupide ou ivre pour l’ignorer. Quand à l’auteur de ces crimes, son nom ne lui était pas inconnu, mais que faire lorsque la police ne confond personne et ne trouve aucune preuve ? Et si elle l’avait dénoncé, si elle le leur avait livré, alors il aurait connu la potence, Isaac, et sa femme-soleil l’aimait toujours bien trop pour être l’auteure de sa propre mort.

Pourquoi prenait-il autant de temps à la tuer ?
Et si ce n’était pas son intention ?
Oui, mais alors, pourquoi n’était-il pas revenu ?

Un an est donc passé. Au bout d’une année, Joah est partie, le faisant savoir, et auprès de ses amis, et de ses clients, et des gens qui parlent trop, alors que la police commençait à s’agiter jusqu’à l’accuser elle. Le mandat d’arrêt fut prononcé deux jours après son départ du pays. Elle resterait hors de Londres durant près d’une décennie.


Joah est retournée en Allemagne ; espérant bien tristement qu’Isaac ne la suive et ne tente de mettre fin à cette terrible histoire en la confrontant enfin. Presque résignée, le cœur trop lourd pour se battre encore, jamais il n’avait répondu, mais après tout, elle ne pouvait pas s’en plaindre, l’ayant quitté de son propre chef… non ?

Berlin l’a accueillie quelques jours, et puis Munich. Là, la rouquine a rejoint un vieil ami, et sa demeure, héritée d’un maitre généreux parti trop tôt, sans héritiers autres qu’une femme-soleil esseulée couverte de cendres. Depuis sa mort, jamais Joah n’avait voulu retourner dans le manoir Eberhart. C’est pourtant le lieu qu’elle choisit au final pour mourir.



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MessageSujet: Re: [1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]   Dim 1 Juil - 23:32
Tomorrow we'll burn the world - Epilogue1882, Munich, Germany.
This is how it ends.
I know you always loved tragedies so I hope our story will be enough to please your stupid passion.

I'll see you in the ashes.

Joah n’est pas morte cette nuit-là.


Elle en aura fait des efforts, la folle aux idées de mort, pour que Hel ne l’embarque enfin. Elle en aura rêvé des contrées glacées de son au-delà nordique, et des figures qu’elle viendrait y rejoindre, et de Théodore et de Lukas qu’elle pourrait à nouveau enlacer, et de son grand-père, parti certainement désormais. Mais il faut croire que ses Dieux n’y étaient pas favorables, à moins qu’il s’agisse d’une figure moins glorieuse, cynique et cruelle, tapie dans l’ombre et instigatrice des flammes dans sa conscience.

Peut-être que l’amnésie instaurée par le démon n’était pas si parfaite, apparemment. Peut-être que ce sont des années de liberté, ou le feu dans sa tête qui s’étend encore, ou le deuil ou le choc ou bien toutes ces choses à la fois qui font que pour une fois, Théodore ne parvint pas à tout effacer. A moins que cela ne soit qu’un acte entièrement délibéré. Qu’importe… il aura effacé le plus important.

Et maintenant elle en est sûre :
C’est fini maintenant,
Ce n’était pas fait pour durer,
Il a brûlé lui aussi,
Je n’aurais pas dû l’aimer.

Pas de tombe pour son meurtrier. Pas de corps, juste un peu trop de sang que son ami peine encore à retirer. Une odeur rance collée à son corps, à ses mains,  ses cheveux qui sentent encore la dépouille d’Isaac lorsqu’elle se lève en pleine nuit et pleure ses amours passés. Pas de corps, pas de stèle, une marque sur un arbre, un tableau inachevé, deux cicatrices douloureuses sur son corps et un pendentif à l’odeur de soufre qu’elle ne se résout plus à ôter.


Joah n’est pas morte cette nuit-là, mais l’ombre d’Isaac a effacé un peu du soleil ; jusqu’à ce qu’elle implose et ne le rejoigne, là où son esprit annihilé appartient désormais, tout au fond d’un gouffre qui n’a au final que des allures d’oubli et de néant.

(Bientôt, certainement.
Ça ne saurait tarder.)




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[1881] Tomorrow we'll burn the world. [FINI]

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