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 Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]

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Leopold
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MessageSujet: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Dim 22 Oct - 13:37

JOAH
&
LEO
PASTELS & TEREBENTHINE ♦ Art is Humanity. And that's why he loves it.
Lorsqu'il était question d'art, il était hors de question qu'il laissa quelqu'un d'autre faire ses achats pour lui. Malgré les pics régulières du reste du cercle, il était impossible pour Leo de rester enfermé au Montaigu House, sans n'avoir aucune occupation digne de ce nom. Lire un livre ? Il avait déjà parcourut l'ensemble de la bibliothèque commune. Et ses ouvrages personnels, voilà longtemps qu'il les connaissait par coeur. Sa passion pour l'art avait prit depuis quelques semaines le dessus. A son grand malheur, on ne lui autorisait toujours pas à gagner sa vie. Il se rendait compte à quel point on avait toujours désiré l'enfermé. Parce qu'il était fragile. Ou bien trop puissant. Quel âge avait - il à présent ? Il refusait rester en prison une seconde de plus ... vivre des revenus d'une communauté le révoltait... et ne considérait pas qu'avoir tout son temps pour lui était un luxe. Il était toujours mis sur un piédestal. Cela n'avait jamais changé... et il en avait assez. Assez d'être lui. Il voulait sortir, découvrir le monde. Encore une fois. “ Qu'ils osent encore une fois me retenir et je risquerais fort bien de leur glacer le sang cette fois-ci ! ” Le jeune sorcier qui se trouvait dans la même pièce, s'exerçant à sa magie arcanique, le regarda avec amusement, avant de se mettre à rigoler. Il fut si déconcentré qu'il rata son sort. Un vase éclata dans la pièce, juste à côté de Leopold. Il se tourna vers son élève, les yeux ronds, pendant que le jeune semblait d'un coup pâlir de gêne “ J-je suis désolé, Sir ... ” Le Mage continua à le fixer... avant qu'il n'éclate de rire lui-même. L'apprenti se détendit, avant de se frotter l'arrière du crâne, riant légèrement. “ Je pense que ça ira pour aujourd'hui Figgins ... nettoyez juste les dégâts, avant qu'on ne remarque que ce vase chinois en céramique datant de la dynastie des Ming ne soit en milles morceaux ... je ne pourrais pas vous aider cette fois-ci je le craint. ” Le garçon s'approcha avant de s'agenouiller pour récupérer les morceaux dans ses mains. Du coin de l'oeil, il vit Leopold s'éloigner, l'entendant se rapprocher de la sortie. Lorsqu'il ramassa un morceau ensanglanté ses doigts se figèrent. “ S-Sir ? Est- ce que vous — ” La porte se claqua derrière lui. Figgins fixa le vide de la pièce, tétanisé.

Leopold releva son avant-bras au niveau de ses yeux, alors qu'il marchait en direction de sa chambre, venant découvrir une coupure qui lui avait entaillé la manche de sa chemise ... un léger filet rouge tachant le blanc immaculé. “ Il fait des progrès ... en si peu de temps. ”  “ Leopold. ” Son regard clair quitta sa blessure pour regarder le mage en face de lui. Sa barbe blanche taillée était reconnaissable entre toute. Et ce costume olive... “ Arthur. ” Ce regard vert scrutateur de serpent fixa l'avant bras de Leo. “ Vous avez encore trouvé le moyen de vous blesser ... à ce que je vois. ” Aucun sourire narquois ne fut lancé à son adresse. A la place, de la colère. Et une grimace. “ Combien de fois on vous a dit de faire attention. ” “ Il ne tient qu'au gens bien élevés d'apprendre à tenir leur langue déjà bien trop pendue.  Bonne journée. ” Coupant court à la moindre discussion et surtout évitant le sujet, Leopold lui sourit, et se remit en route pour rejoindre ses quartiers, entendant très bien le juron poussé par le mage derrière son dos. Une fois arrivé, il releva sa manche, apportant une main au dessus de sa blessure, sans pour autant la toucher. Son sang se mit à se détacher du tissu, pour revenir dans sa blessure. Plus aucune goutte ne coulait à présent de là, mais la coupure ne se referma pas pour autant. Leopold vint bander son avant-bras précautionneusement, avant de venir attraper son manteau et son écharpe, pour repartir.

C'est surement dans les rues de Londres qu'il se sentait le plus libre de faire ce qu'il voulait. Il était rare qu'il accompagne, ou ne soit accompagné de quelqu'un. La plupart du temps, il se réservait quelques rares temps libres pour ainsi parcourir, découvrir, bien qu'on essayait sans cesse de le retenir. Pour unique et seul motif qu'il était dangereux pour lui de parcourir les rues,maintenant qu'il s'était fait passer pour mort. Mais c'était une excuse, rien de plus. Car il savait très bien que seule une élite social pouvait le reconnaître. Et ce n'était surement pas ce genre de rue qu'elle fréquentait. Ni même allait faire leurs achats. Ils réservaient cela à des domestiques. Il était donc totalement inutile de s'inquiéter pour lui et lui même ne pensait pas être reconnaissable. Par précaution, il portait tout de même son écharpe et son col relevé. A ses débuts, il s'était même rasé la moustache. Impossible alors de le reconnaître, si vous n'étiez pas sa mère du moins. Mais il l'avait vite laissé repoussé. Il n'arrivait jamais à se défaire de cette moustache. Et il pensait bien la garder jusqu'à sa vraie mort. Il soupira, regardant de gauche à droite avant de traverser une avenue. Il était inutile de se faire renverser par un cab trop pressé ... l'attraction serait beaucoup trop difficile à supporter, bien qu'il pourrait contenir son sang dans son corps. C'était ça, justement, qui inquiéterait, plus que l'accident en lui-même. Il ne voulait pas finir dans les journaux ... sinon qu'est-ce qu'il se passerait.

Il poussa la porte de sa boutique favorite d'accessoires et fournitures pour la peinture, le dessin, et tout ce qui touchait de prêt ou de loin à l'art pictural. Leopold ne venait pas régulièrement dans cette boutique, il devait l'avouer, car elle n'était pas la plus proche. Mais elle avait le luxe d'être plus régulièrement approvisionnée et le choix était complet. Il n'était pas rare que les clients soient nombreux et tous étaient des artistes. Mais il restait très rare que Léopold ne vienne à leur parler. Il avait déjà parlé à certains, mais ils en étaient restés à la technique. Il était un amoureux inconditionnel de l'art depuis son adolescence. Un certain domaine dans lequel il avait pu se réfugier et y trouver du réconfort, vu que les arts militaires lui avaient toujours été refusé même avec une santé remise. L'Art était pour lui un moyen de communication. D'expression. L'auteur faut parvenir un message ou sa vision du monde. Oui, l'Art est l'humanité. Et cest pour cela qu'il l'adorait. Retenu dans un cabinet, il n'avait jamais pu aller voir d'exposition, de vernissage, de concert, opera, piece de theatre, et il en avait énormément souffert. Et rien n'avait changé ... l'Art rassemblait parfois cette élite qui pouvait le reconnaître. Il ne pouvait prendre ce risque, à son grand regret...

Le vendeur semblant déjà occupé avec un autre client, Léopold resta volontairement près des étalages pour attendre son tour, pour le moment il n'y avait pas l'air d'avoir foule. Une accalmie passagère en fin de matinée dans nul doute. Le commerce était quelque peu un art, lui aussi. Léopold avait à présent la possibilité de rencontrer ce corps de métier, et il en avait été fasciné. Il y avait bien deux catégories distinctes d'ailleurs. Les vendeurs simples, comme on pouvait aussi en trouver dans des galleries, ou des artisans, vendant eux mêmes ce qu'ils avaient créés de leur doigts. Leo avait eu un jour la chance d'aller chez un horloger pour se procurer une montre à gousset... il avait trouvé cela très enrichissant. Tout ces gens avaient de l'or dans leur mains, et c'était sûrement une des raisons pour laquelle le mage s'était toujours montré très respectueux envers eux.

La clochette de la porte tinta une nouvelle fois. Léopold, d'une nature curieuse, jeta un coup d'œil derrière son épaule. Son regard fut aussitôt captivée par cette femme. La chevelure de feu dégringolante en cascade, cette expression de confiance et de détermination. Ce regard pur et gris. Mais surtout, elle était habillée au masculin. Il ne s'était même pas rendu compte que dans son observation, il s'était totalement retourné, la fixant d'un air intéressé, qui aurait totalement pu méprendre quant à ses intentions. Léopold adorait deviner, en rentrant ici, quel devait être l'art de la personne qu'il observait. Mais il ne se rendait pas compte que cette fois ci, son observation n'était pas la moins du monde discrète. Il devait l'avouer, une femme artiste était dans nulle doute bien plus captivante qu'un peintre lambda... son art devait parfaitement transparaître son tempérament... car elle n'était surment pas un modèle envoyé pour faire les commissions. Il le voyait. Qui pouvait bien être cette femme et dans quoi était elle vertuose ? Le dessin? La sculpture ? Ou la peinture ? Son regard n'arrivait plus à se défaire d'elle.

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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Dim 29 Oct - 23:41
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Le regard gris de la peintre se perdit un instant sur la peau pâle et nue, alors que ses doigts effleuraient doucement la surface douce, sa paume finissant par tenter de l’englober toute entière. Un léger sourire étira ses lèvres rouges alors qu’elle approchait ses lèvres de cette peau de soie, les entrouvrant légèrement pour révéler ses dents blanches, prêtes à mordre. La jeune femme sembla s’attarder, tout près de l’objet de sa convoitise, inspirant longuement pour marquer le parfum enivrant dans sa mémoire, puis, comme prise d’un instinct, elle mordit à pleines dents dans la chair sucrée. Le jus se mit à ruisseler le long de ses doigts, alors que ses dents s’employaient à mettre à nu le noyau de la pêche qui, une fois révélé, se retrouva projeté dans un coin. Un sourire ravi étira les lèvres de la jeune femme ; du coin de l’œil, elle observa l’enfant à côté d’elle, finissant ce même fruit avec plus de difficultés. Le fumet enivrant ne l’empêchait pas d’être légèrement rebuté par tout ce sucre qui lui collait aux doigts. Sa petite main aux doigts légèrement calleux était posée dans la sienne, bien plus grande, rêche et abîmée par la peinture et la térébenthine. Alors que le duo s’arrêtait une fois de plus près d’un étalage, Joah pris le temps d’observer la petite menotte qui reposait dans sa paume. L’archet avait durcit la peau, là où les doigts de Vincent le maintenaient en place.

Lorsque le rouquin leva vers elle ses grands yeux que faisait briller une curiosité toute enfantine, un autre sourire, plus tendre, étira les lèvres de la peintre, qui lui tendit un mouchoir en tissu avant de reporter son attention sur les fruits disposés devant eux. Que devait-elle acheter, déjà ?... Vincent avait dû remarquer son regard confus, car c’est l’enfant qui se dressa sur la pointe des pieds et récita :
« Un potiron, trois courgettes, six tomates et quatre pêches blanches, les plus mûres que vous ayez s’il-vous-plait monsieur. »
Un sourire amusé illumina les traits du marchant et celui-ci ajouta une prune au panier, à l’attention de l’enfant. Prise de court, quoique pleine d’une fierté toute propre aux mères, Joah rit doucement en observant ce petit bonhomme porter un air plus qu’intéressé à la sélection du marchant. On aurait pu croire que cela était feint, pour faire comme les grands mais qu’en vérité ce petit bout ne savait reconnaitre un abricot d’une tomate trop mûre. En réalité, il connaissait même mieux que la peintre les différences entre chaque fruit et légume, et les caractéristiques à vérifier afin de sélectionner les meilleurs. Certainement l’influence de Mrs Grey.

Joah aperçu d’ailleurs sa tenancière à l’autre bout d’une allée, laquelle lui faisait signe en l’appelant. La jeune femme n’avait jamais compris comment un seul être humain pouvait abriter tant de bonté, mais la vieille dame faisait partie des rares londoniens à ne jamais l’avoir jugée, au premier abord, alors que la peintre spécifiait qu’elle venait ici avec un enfant dont elle n’était pas mariée au père. Beaucoup s’offusquaient en remarquant l’absence d’alliance sur la main de Joah, alors que celle-ci tenait celle de son enfant. Être mère célibataire en Angleterre n’était pas toujours une chose aisée, mais la vieille dame rendait tout cela bien plus supportable. Elle s’occupait de Vincent comme de son propre enfant.

« Tiens, file la rejoindre. J’ai des courses à faire de mon côté. »
Le rouquin acquiesça, s’emparant du panier sans broncher un seul instant sous le poids, puis s’élança vers la vieille femme comme si son fardeau ne pesait rien. Joah lui rendit son signe de la main, se détournant ensuite pour se rendre dans le coin d’une ruelle adjacente. Elle sorti de la boutique d’apothicaire cinq minutes plus tard, rangeant sur le dessus de sa sacoche les trois flacons de pilules de couleurs différentes. Un pour le manque de sommeil, les deux autres pour traiter ce problème qui la suivait depuis de nombreuses années… mais bien sûr, il était hors de question que son enfant ne la voit affublée de tant de médicaments. Peu de choses échappaient déjà à son œil d’enfant. Il arrivait souvent à Joah de s’étonner des similitudes qu’elle partageait avec Vincent ; étrange, d’avoir autant en commun, alors que ce petit bonhomme n’était pas d’elle.

Joah déambula tranquillement dans les rues pavées, rejoignant la seconde et dernière destination sur sa liste ; la peintre était une habituée d’un magasin d’art en particulier, lequel était suffisamment proche de chez elle pour qu’elle puisse s’y approvisionner régulièrement sans perdre trop de temps. De plus, les commerçants le tenant étaient sympathiques et offraient l’un des choix les plus vastes de ce quartier de la capitale. Alors qu’elle en franchissait la porte, un sourire confiant aux lèvres et son visage plein de cette expression de détermination qui lui était propre, une tornade rousse se faufila dans l’entrebâillement, la voix enfantine brisant le calme relatif des lieux.
« Joah ! »
La peintre se retourna aussitôt, avant même d’avoir eu le temps de poser son regard sur les quelques clients qui peuplaient les lieux. Un sourire léger étira ses lèvres.
« Lili voudrait savoir si tu aimes le welsh rarebit ? C’est pour ce soir. »
« En by i Rusland. Jamais entendu parler ; dit lui de faire ce qui lui chante. » Elle marqua une pause. « …tu n’as pas froid comme ça ? Vente. Ne bouge pas. »
Elle ôta sa propre écharpe pour la nouer autour du coup de l’enfant. Passant ensuite une main dans les boucles rousses de celui-ci, et se redressa.
« Allez. File. »
« Taxa ! »

Le carillon de la porte tinta une fois de plus alors que Vincent quittait les lieux, rejoignant à toute vitesse une Mrs Grey qui l’observait depuis l’autre bout de la place. Remettant une mèche de cheveux en place, Joah attendit de bien le voir en compagnie de sa tenancière avant de se retourner, et de reporter son attention sur les étalages autour d’elle ; offrant au passage un léger sourire désolé au vendeur. La jeune femme rajusta la position de la lanière de sa sacoche, sur son épaule, cherchant du regard le rayon contenant peintures et pinceaux, s’avançant de quelques pas. Se faisant, elle croisa le regard d’un homme, qui semblait l’observer ainsi depuis quelques temps déjà. Croisant ces yeux clairs, Joah ne détourna pas le regard de façon timide, comme bien des anglaises en auraient le réflexe. La peintre le soutint un instant, un léger sourire narquois prenant place sur ses lèvres. Il n’était pas rare qu’on lui témoigne de l’attention ; et elle avait toujours pris le parti de s’en amuser.

« Je peux vous aider, Monsieur ? »

Le ton de sa voix était moqueur, alors que son regard gris était animé, désormais, par une expression rieuse. Elle posa une main sur sa hanche, l’observant de bas en haut, alors qu’une impression étrange la prenait peu à peu. Avait-elle déjà croisé cet homme ? Oui… Joah en était sûre. Cependant, elle n’arrivait pas à se souvenir du timbre de sa voix, de sa manière de se mouvoir. Ce qui était étrange, car, si elle avait déjà croisé cet homme en personne, la peintre s’en serait souvenue, assurément. Mais seul son visage et l’éclat dans son regard lui étaient familiers.

Joah offrit l’un de ses éternels sourires ambiguës au brun, l’un de ceux qu’on hésitait à qualifier de charmeur ou de moqueur. Ce faisant, elle se contenta d’attendre sa réponse. Allait-il, comme nombre de ses éternels prétendants, rougir et se mettre à balbutier, honteux d’avoir été pris sur le fait ? Ou assumer tout à fait le regard soutenu qu’il lui portait ? La peintre était curieuse d’observer sa réaction ; de plus, elle profita de cet instant pour graver son visage dans sa mémoire, et ainsi le comparer aux figures familières qui la peuplaient. Qui était-il ? Elle était certaine d’avoir aperçu ce visage il n’y a pas si longtemps…

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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Lun 6 Nov - 17:13

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PASTELS & TEREBENTHINE ♦️ In fact, i'm little bit curious. I love people.
Leopold fut bien sur témoin, comme tous dans cette pièce, de ce moment privilégié entre elle et son fils.  Du moins c'est ce qu'il lui sembla comprendre, étant donné de la proximité et de l'impression bienveillante qu'il lui avait été donné d'observer. Mais être témoin de cette scène fut loin de lui apporter réconfort, bien qu'un léger sourire nostalgique ne quittât plus son visage. Cet écho lui rappela ses propres enfants. Sa fille en particulier, Alice, avec qui il avait eu le privilège de vivre quelques années. Son fils lui n'eut jamais eu droit à cette chance. Il ne l'avait jamais rencontré, ne savait même pas à quoi il ressemblait. On veillait d'ailleurs bien à lui éviter de lui en parler. Malgré sa véritable identité révélée parmi les sorciers.  

Il savait très bien, ce que les rumeurs disaient derrière son dos. Il avait abandonné sa vie. Sa propre famille. Ses propres enfants. Et bien que le Cercle eût toujours déclaré ce sacrifice comme nécessaire, et bien qu'il partageât leurs sentiments, personne ne savait qu'en réalité, Leopold souffrait énormément de ne pas être aux côtés de ses proches. Encore plus de ses enfants. Beaucoup pensait qu'il se moquait éperdument de ce qu'ils pouvaient advenir. Qu'il n'était qu'un sans coeur, un coureur. Il était vrai qu'il avait une capacité d'adaptation hors norme pour ce qui était de sa vie. Mais jamais ses enfants n'avaient quittés ses pensées et ses craintes. Il se consolait souvent en se disant qu'au moins, et contrairement à tout ces enfants des rues qu'il aidait parfois, ils ne manqueraient jamais rien de rien. Que l'absence d'un père serait remplaçable pour eux. Au fond et durant ses humeurs les plus sombres ... il savait qu'il avait tord. Ce sacrifice était parfois trop lourd à porter.

Le garçon était déjà reparti lorsque le sorcier reprit le fil de la situation. La rouquine s'était déjà approché du rayon pour la peinture lorsque leur regard se croisèrent enfin. Encore une fois il eut bien du mal à s'en extraire. Il devait l'avouer, elle était magnifique. Elle devait facilement se faire courtiser, autant par des nobles que des civils... elle ne le laissait pas indifférente. Mais pas tellement pour les mêmes raisons que la plupart des mâles en manque d'affection. Son intérêt pour elle était purement de la curiosité. Il lui avait semblé entendre autre chose que des mots anglais dans sa voix. Une peintre d'un pays de l'est? Il ne saurait dire. Il vit s'afficher un sourire, après qu'ils eurent soutenus tout les deux leurs regards.  “ Je peux vous aider, Monsieur ?

Ce n'était là pas un sourire bienveillant. Il était même plus moqueur. Sans doute se trompait-elle sur ses intentions, et il n'aurait de toute manière pas dû la dévisager pareillement. Comme il l'avait deviné. Elle avait l'habitude qu'on la regarde, pour autant, elle ne semblait pas toujours l'ignorer. Elle sembla l'inspecter de la tête au pied, lorsqu'il se mit à son tour à sourire simplement. “ Navré de vous avoir fixé de la sorte. Je me demandais simplement quel genre d'artiste vous pouviez être et quel genre de personne vous étiez. A vrai dire, je suis un peu trop curieux. J'aime les gens en général. Faites comme si je n'étais pas là. ” Il redoubla son sourire, avant de pencher légèrement la tête. Il savait parfaitement que son amour inconditionnel pour les individus quels qu'ils soient lui portait parfois préjudices. Il était plutôt du genre à se mêler de ce qu'il ne le regardait pas. On lui avait souvent répétés ces mots. Mais Leopold était un homme avide de savoir. Aussi bien au niveau connaissances que social.

Comme il ne voulait pas l'importuner plus qu'il ne l'avait déjà fait, il se contenta simplement de glisser son regard vers comptoir pour vérifier si c'était enfin à son tour. Mais vendeur et comme acheteur n'avait toujours pas terminé de discuter. La tentation de faire la causette était bien trop grande, mais il ne savait toujours pas si elle était ouverte à une telle chose, alors il préféra la laisser faire le pas, sinon, la laisser reprendre ses affaires où elles en étaient.  

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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Dim 10 Déc - 23:09
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Sa question ne provoqua en l’inconnu ni gêne, ni balbutiement. Et c’aurait été mentir que de dire que la peintre ne fut pas agréablement surprise par son sourire simple. Ainsi, il faisait partie de ceux qui assumaient leur intérêt. Leur regard. Cela eut le mérite d’adoucir légèrement l’expression de la danoise, passant de moqueuse à un mélange d’amusement et de curiosité. Elle appréciait ce comportement, car c’était aussi celui qui lui était propre… et sa réponse, énoncée d’une voix claire et assurée, ne fit que renforcer cette impression.

« Navré de vous avoir fixé de la sorte. Je me demandais simplement quel genre d'artiste vous pouviez être et quel genre de personne vous étiez. A vrai dire, je suis un peu trop curieux. J'aime les gens en général. Faites comme si je n'étais pas là. »

La jeune femme le fixa, suite à cette déclaration, détaillant curieusement ses yeux, son visage et ses expressions. C’était si franc… et ne semblait pas être une excuse maladroitement sortie pour noyer le poisson. Restant ainsi durant quelques instants, son sourire se fit tout à fait amusé, avant qu’elle n’éclate d’un rire clair, la ligne de ses lèvres dévoilant par la suite ses dents blanches. Un regard amusé vers le duo vendeur et client, qui s’était tu un instant pour les observer, les fit retourner à leur tâche. Elle se retourna vers l’inconnu, les yeux pétillants.

« Eh bien. Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à ça. C’est plutôt rafraîchissant. »

C’était bien plus agréable qu’un énième individu cherchant son attention, dans un but tout à fait trivial… Joah aimait les vraies discussions avec les gens. Pas un échange trop bref et embarrassant, au dénouement agaçant pour elle, et décevant pour l’autre. Mais pour cela, il fallait déjà que son interlocuteur en ait l’envie… et ait le caractère s’y prêtant. Beaucoup s’offusquaient après son sourire moqueur et son rire franc. Mais c’était tant pis. Elle ne cherchait pas à plaire à tout le monde.

La peintre ramena la main sur sa hanche le long de son corps, observant un instant autour d’eux, plus particulièrement les étalages derrière lesquels se tenait l’homme. Ce faisant, elle pencha légèrement son visage sur le côté, curieuse, observant les produits, puis l’individu. Joah esquissa un autre sourire, plus simple.

« Je suis peintre. Et vous ? »

S’il se trouvait ici, c’était soit qu’il venait chercher une commande pour un tiers, soit qu’il pratiquait lui -même… mais avec une réflexion telle, la jeune femme aurait été étonnée d’apprendre qu’il n’était pas un peu artiste. Restant bien sûr l’hypothèse d’un simple curieux, mais c’était impossible, sinon il n’aurait pas attendu tout ce temps son tour auprès du vendeur…

La jeune femme observa un instant les étalages autour d’elle, repérant bien vite la peinture, et la couleur exacte dont elle avait besoin. Un regard vers les pinceaux lui indiqua en revanche qu’elle devrait passer commande… le modèle qu’elle utilisait le plus était sans cesse en rupture de stock. Une fois le court chemin qu’elle aurait à parcourir mentalement tracé, son attention revînt sur l’homme en face d’elle. Elle réfléchit.

Où l’avait-elle vu ? Elle en était certaine, ses traits lui étaient familiers… trop familiers. Comme ceux d’un membre de votre famille que vous croisez depuis toujours. Comme si elle les avait étudiés des jours, des nuits entières. Et c’était peut-être le cas, après tout. Un ancien client ? Non… elle se serait souvenue de lui, avec une philosophie pareille. Le sujet d’une commande ? Peut-être… elle détailla une fois de plus son visage, de ses yeux au regard si vivant jusqu’à cette moustache particulière… une image commença à lui revenir. Se rendant compte qu’elle le fixait depuis trop longtemps sans rien dire, pour que cela puisse être considéré comme poli, la danoise se fendit d’un sourire, se présentant avec ce drôle d’accent, mélange un peu bâtard dans sa voix :

« Joah Andersen. Enchantée. »


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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Mar 16 Jan - 11:36

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Elle ne tarda pas à éclater de rire à ces explications. Mais c’était d’un rire franc, qui ne se voulait en aucun cas moqueur. Elle s’était sans doute attendu à énormément d’excuses, mais surement pas celles-ci. Après tout, il pouvait bien comprendre qu’elle avait l’habitude d’être dévisagée, c’était une très jolie femme. “ Eh bien. Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à ça. C’est plutôt rafraîchissant.” Un coup d’oeil vers elle lui assura qu’elle était à présent curieuse de cette rencontre. Ses yeux témoignaient d’eux même. Il su à cet instant que cette conversation n’en resterait pas ici. A son plus grand soulagement. Il n’était pas si rare pour lui d’arriver à avoir une discussion avec des inconnus. Son visage et son comportement était plutôt avenant, il n’était pas difficile pour lui de délier les langues. Même les plus réticentes. Il savait que c’était un don. Et le chérissait chaque jour faisant. Elle resta auprès de lui, une main sur la hanche, l’air de vouloir deviner en retour ce que lui pouvait bien être. “ Je suis peintre. Et vous ?

Ainsi donc, elle était peintre. Il n’était pas si loin de la vérité. Il trouvait cela fascinant, en tant que femme, de pouvoir pleinement s’exprimer sur une toile. Il était curieux, à présent, de voir quel serait ses tableaux. Leopold quant à lui, bien que grand connaisseur d’Art, plus théorique que technique, n’avait jamais eu la prétention d’être un artiste lui-même bien qu’il s’était essayé à diverses activités. Il le voyait plus comme un loisir, de la curiosité.Elle s’occupa de récupérer une peinture dont elle avait sans doute besoin, avant de reporter son attention sur lui. Il ne la quittait pas des yeux, attentif. C’est alors qu’elle se mit à le fixer à son tour. Elle semblait en pleine réflexion. L’instant dura presque quelques secondes. Le sorcier ne fut en aucun cas gêné par son regard. Après tout, il avait fait exactement la même chose. “ Joah Andersen. Enchantée.” “De même. Appelez moi Leo.

Il ajouta un simple sourire, en se rendant compte qu’il avait oublié de répondre à une de ses questions. “Oh et … je ne suis pas vraiment un artiste. Juste un passionné dirons-nous.” Oui. C’était le terme qui selon lui correspondait le mieux en cet instant. Et c’était totalement légitime. Son regard se tourna vers le client qui passa par la porte pour les quitter, les saluant au passage. “Monsieur.” Leopold tourna son regard vers le vendeur un bref instant, avant de s’excuser auprès de la peintre. “Je n’en aurais pas pour longtemps. Promis.” Il s’avança alors vers le comptoir, son sourire toujours poli. “Bonjour monsieur, j’aurais voulu savoir si ma commande de fusins* d’Allemagne était arrivée.” Le vendeur regarda un instant une liste devant lui, son doigt parcourant les intitulés des commandes. “Oh oui bien sûr, au nom de … Monsieur Leo c’est cela ?” “Oui tout à fait.” L’homme se retourna, venant prendre un paquet dans une des cases derrière lui le posant sur le comptoir en face de Leopold. “Voilà monsieur. Vous aviez déjà réglé d’avance, donc tout est bon pour moi. Vous fallait-il autre chose ?”  “Non, je vous remercie. Passez une bonne journée.” “Vous également monsieur.”  


Leopold récupéra le paquet, venant le mettre sous son bras, puis laissant sa place à la peintre si elle avait besoin, venant pourtant se rapprocher d’elle. Il ne voulait pas vraiment quitter une si bonne compagnie. Mais il n’avait pas non plus envie de la gêner dans ses achats. Ils verront sans doute une fois qu'elle devrait quitter, comme lui, la boutique dans laquelle il se trouvait.


Nota Bene*: Fusin était écrit tel quel au XIXeme avant de changer plus tard pour fusain

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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Mar 23 Jan - 13:12
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— De même. Appelez moi Leo. Oh et … je ne suis pas vraiment un artiste. Juste un passionné dirons-nous.

Ses yeux, la courbe de ses cils qui vient accentuer le grain de beauté particulier au coin de ses iris. La couleur de sa peau, de ses pommettes légèrement plus rosées. Le mélange nécessaire pour obtenir une telle teinte revient dans son esprit, peu à peu. Le mouvement de son pinceau, minutieux, venant donner vie à ses yeux, ses lèvres, son sourire désormais intemporel.

Cet homme, elle l’a peint.
Joah en est certaine.

Impossible pour ses doigts d’oublier les heures passées à reproduire ses traits à la perfection, et leur insuffler ce je-ne-sais-quoi de fantaisie qui donnerait un sens à tout l’ensemble. Cette touche de bleu sous la lèvre qui fait ressortir l’ensemble. Les plis de son vêtement. Quel vêtement, déjà ? Riche, un costume d’apparat… royauté ? Noblesse ?

Et son nom, Leo.
Est-ce un diminutif ?

— Je n’en aurais pas pour longtemps. Promis.



Sa remarque lui arrache un sourire un peu amusé. Que craint-il ? Qu’elle s’en aille ? C’est vrai que l’homme semble tout aussi intéressé par elle qu’elle ne l’est par lui. Ce qui n’est pas pour déplaire à la peintre, bien entendu. Et puis… cela lui donne l’occasion de prendre le temps. Confirmer son hypothèse. Mais désormais, elle est en certaine.


Elle ne l’aurait pas reconnu, si elle n’avait pas passé des heures, des jours et des nuits entières à l’observer, guettant sur la photographie les moindres détails de son apparence. Cette commande un peu particulière qu’elle n’aurait de toute manière jamais pu oublier ; trop de mystère y est associé pour ne pas attiser la curiosité de la rouquine. De toute évidence… son sujet était quelqu’un d’important. Et le voilà, dans ce quartier un peu populaire, à babiller joyeusement avec le vendeur. De toute évidence son regard ne l’a pas mis mal à l’aise. Peut-être qu’il ne sait pas que l’on a peint son portrait. D’ailleurs… s’il est vivant, pourquoi autant de mystère ? Les éléments s’embrouillent un peu. Quelque chose n’est pas clair. Elle pensait qu’il s’agissait d’une oeuvre post-mortem. Aurait-elle mal compris ? Ecouté ? Ce n’est pourtant pas son genre…


La peintre est sortie de sa réflexion par les deux hommes, réalisant que la transaction vient de prendre fin. Le paquet de fusins est coincé sous le bras de l’étrange inconnu, qui effectue un pas sur le côté, lui laissant la place. Sans partir cependant. Alors… il semble réellement déterminé à continuer leur conversation, non ? Joah sourit un peu. Tant mieux.

Se penchant un instant vers l’étalage de peinture, elle en sortit trois couleurs supplémentaires, carmin, jaune et terre de sienne. S’approchant ensuite de son pas assuré du comptoir, pour les y déposer, offrant un sourire radieux à l’anglais qu’elle avait fini par connaître ; étant une habituée des lieux, depuis le temps.
Bonjour, Miss Andersen. Encore ?” L’homme rit un peu en voyant les couleurs choisies. Portant son regard sur l’air amusé de la peintre. “A croire que vous ne peignez que vos incendies.” Joah rit doucement, secouant la tête. “Il n’y a pas que ça. Je viens de recevoir une commande un peu particulière… un sacré casse-tête. Enfin. Il me faudrait deux pinceaux de martre. Diamètre six. La seconde série, vous voyez ? Je vais vous régler en avance.” Elle dépose la somme dûe sur le comptoir, laissant le vendeur noter sa commande et l’encaisser, avant d’ouvrir sa besace pour y glisser la peinture. “Merci, Armand. Passez une bonne journée.” “Bonne journée à vous aussi. Comment va Vincent ?” “Toujours égal à lui-même. Un peu turbulent… désolée pour tout à l’heure.” “Il n’y a pas de problème.

La danoise offrit l’un de ses sourires radieux à l’anglais, avant de se retourner, son regard gris accrochant une fois de plus la silhouette de Leo. Toujours là. Ne se départissant plus de son sourire, elle se mit en marche, sans le quitter des yeux cependant.

Je vous offre un verre ?



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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Lun 26 Fév - 8:14


JOAH
&
LEO
PASTELS & TEREBENTHINE ♦️ It would be a great pleasure.
Le temps que passa la jeune femme à faire ses achats lui sembla être une éternité. Il fallait qu'il se reprenne, qu'il ne soit pas trop enthousiaste à propos de cette rencontre fortuite. Pourtant, il en apprit bien plus sur elle en écoutant discrètement leur conversation. Elle était une habituée des lieux, ça il s'en serait en réalité douté. Mais pour ce qui était des incendies. Elle devait être spécialisée pour ce thème, bien qu’il lui pensa être très particulier, encore plus pour une jeune femme. Néanmoins il ne perdit en aucun cas son intérêt pour elle. Il avait envie de savoir à quoi pouvait ressembler ces peintures, imaginant facilement les couleurs qu’elle utilisait. Il était aussi bon de savoir qu’elle s’occupait également de commande, on ne savait jamais, si son art pouvait lui plaire, peut-être qu’il pourrait faire appel à elle pour un tableau.

A son retour, elle semblait sourire tout autant que lui. Ce qui était plutôt engageant pour la suite des événements. Il ignorait réellement par où commencer, qui sait, sans doute avait-elle autre chose à faire que de se faire suivre par un homme dont elle ne connaissait rien sauf un vague nom. “ Je vous offre un verre ? ”  Le regard clair de Leopold s’intensifia sensiblement. C’était en réalité à lui que cette invitation incombait, mais il était ravi d’apprendre qu’elle prenait les devant. Après tout ce n’était pas tout les jours. Il avait bien mérité également ce petit moment après les efforts de ces dernières semaines quand à son rôle de mentor dans la communauté des sorciers de la ville. Un petit peu d’aventures et d’inconnus qu’il désirait par dessus tout apprendre à connaître. C’était de cette manière qu’il se ressourçait, au contact des autres. “ Ce serait avec un immense plaisir.

Il ignorait totalement où elle voulait en réalité l’emmener. Ne sachant pas vraiment la prochaine destination, il se plaça naturellement à ses côtés, montrant une certaine aise dans leur proximité, sans pour autant que ça paraisse trop familier. Il avait ce don pour garder de la noblesse dans son maintient, quel qu’en soit les circonstances. Des années d’habitudes ne sauraient être tout à fait être effacée par le temps ou par un quelconque changement de statut. Même s’il n’était plus tout à fait aussi rigide et guindé que la plupart des nobles de son rang. La coutume aurait sans doute voulu qu'il lui présente son bras. Mais il ne le fit pas. Elle n'avait certes pas besoin de lui pour avancer. C'était une femme forte et fière. Il ne jugea pas utile de se comporter de la même manière qu'il l'aurait fait avec une autre femme. Il savait s'adapter.

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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Mar 10 Avr - 11:17
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Au regard que lui rendit Leo, la rouquine ne put se tromper sur le fait qu’il attendait en réalité l’occasion pour prolonger leur échange. Elle aurait pu attendre, échanger quelques banalités en lui laissant le loisir de l’inviter par la suite, mais s’étendre en dissertations sans fin sur la pluie et le beau temps n’est pas tellement ce qui la fait vibrer en ce monde. Il semblait trop poli ou soucieux de la déranger pour prendre les devants, alors, qu’importe. Elle avait endossé ce rôle sans tellement de peine.

Ce serait avec un immense plaisir.

Un rire amusé s’échappa alors que la peintre lui offrit un sourire radieux, acquiesçant doucement à ses paroles et s’engageant dans la rue, non sans un dernier signe de main à Armand. Sa façon d’accepter elle aussi était bien singulière. Une politesse extrême. Du coin de l’œil, elle se mit à l’observer, son expression, sa façon de se tenir droit, un maintient proche de la noblesse. Pourtant ses vêtements et le reste de son attitude ne semblaient pas indiquer qu’il y appartienne. Cette proximité pas vraiment intime, mais assez inhabituelle pour frôler le manque de bienséance ne la gênait pas.

Joah a bien du mal à détacher son regard de lui. Ses traits trop familiers, cet homme qu’elle avait cru mort, et qui pourtant se tient à ses côtés et lui sourit. Comment cela est-ce seulement possible ? Bien que la curiosité la démange, la danoise ne lui fera cependant pas l’affront de lui demander de but en blanc la raison de tout cela. Déjà, car cela risquerait de le faire fuir trop tôt, et il faut avouer qu’elle était tout autant intriguée par lui que lui ne le semblait par elle.

Il y a un établissement italien trois rues plus loin. Le patron est un ami.

Un nouveau sourire, puis elle s’engagea avec lui dans la rue voisine, leur progression quelque peu ralentie par la foule qui se pressait en allant ou venant du marché sur la place. Joah salua quelques connaissances, détournant nonchalamment son regard lorsqu’un visage connu mais qu’elle aurait préféré oublier se profilait. Après des années passées à arpenter ses rues, la rouquine devait bien connaitre au moins de vue la majorité du quartier. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle évitait de boire le soir dans le périmètre. Mais ça… c’était un autre problème.

Londres était sa maison. Du moins, c’était là où Vincent avait le plus de chances de s’épanouir, alors, s’établir ici lui avait semblé être le choix le plus juste. Si cela n’avait tenu qu’à elle, et dans l’hypothèse où elle aurait survécu à sa solitude, Joah ne serait peut-être jamais retournée en Angleterre. Dans ce pays où Scotland Yard risquait toujours de la surveiller, et où, dans l’esprit de beaucoup, elle n’était pas encore totalement blanchie.

Qu’importe ; cela n’ajoutait qu’un peu de mystère à sa réputation, et une réputation sulfureuse fait vendre ses tableaux.

Je ne vous avais jamais vu ici. Vous êtes un habitué du quartier ?

En disant cela, elle a retourné son visage vers lui, tout sourire. Captivée à nouveau par le mystère que cet homme représente.



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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Jeu 26 Avr - 14:47


JOAH
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La peintre sembla plutôt heureusement de voir qu'il acceptait son invitation. Après tout, il ne voyait pas pourquoi il aurait pu refuser. Il était même amusé de savoir qu'elle semblait prendre sa curiosité plutôt positivement. Il devina un peu qu'elle souhaitait elle aussi en savoir plus, mais comme à son habitude, il devrait rester discret sur ses activités et surtout sur ce qu'il était. C'était sa condition de vie depuis plusieurs année déjà, et il devait s'en contenter au risque d'avoir de gros ennuis débarquer. Pour autant, il n'avait jamais imaginé qu'il doive se couper du monde pour ne pas risquer une telle chose. C'était un être social, abandonner de quelconque relations était impossible pour lui. Malgré ce que le reste du cercle en pensait.

Ils s'engagèrent finalement tout les deux dans la rues en sortant de la boutique, après avoir salué le vendeur poliment et comme il se devait. Il sentait son regard observateur sur lui, sans qu'il ne prenne pour l'instant lui le temps de lui rendre la pareille. Il ne l'avait que déjà trop bien regardé, même s'il pensait bien qu'aucun homme ne pourrait s'en passer. Il se demanda si c'était dans ses habitudes d'inviter des hommes de cette manière Elle avait déjà dû en rembarrer de nombreux, il se sentait un peu privilégié. Bien qu'il ne la suivait sans doute pas pour la même raison que les autres. Il n'attendait rien de plus qu'elle que d'en apprendre d'avantage sur son art et sa personnalité.

Ce fut elle la première à briser le silence, quelques instants seulement après leur sortie. “Il y a un établissement italien trois rues plus loin. Le patron est un ami.” Son sourire radieux ne disparaissait pas au grand plaisir de Leopold. Il ne doutait pas qu'elle devait connaître bien des gens de ce quartier si elle y habitait depuis un moment. En fait, il l'ignorait, mais à la vu de tous ces passants du marché qui lui passait le bonjour, il s'en doutait un peu. L’agitation et la foule ne faisait pas peur au mage. Il adorait voir le monde vivre. “Je ne vous avais jamais vu ici. Vous êtes un habitué du quartier?

Ce bourg ci n’était en effet pas celui qu’il fréquentait d’ordinaire pour la simple et bonne raison qu’il ne l’habitait pas. Ils étaient dans la partie basse de la capitale, lui était de la city. En fait, à y réfléchir, il n’avait jamais pensé à vivre ailleurs que le Montagu’s House. Avoir un appartement à soit demandait beaucoup de ressource, un travail, ce qu’il ne pouvait pas se permettre. Bien qu’il aurait apprécié avoir plus de temps pour lui, et pour arpenter cette bonne vieille capitale. “Non, pas du tout. A vrai dire je m’y rend très peu. Mais j’avais envie de me dégourdir les jambes et surtout changer d’air.” Et surtout, ne plus croiser Arthur pour aujourd’hui, une fois lui suffisait amplement. Il était inutile de chercher le  diable et de vouloir jouer avec lui. On ne pouvait pas gagner indéfiniment à ce jeu là. “Est ce que les habitants sont tous aussi sympathique dans cette partie de la ville?


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MessageSujet: Re: Pastels et Térébenthine. [Joah&Leo]   Lun 16 Juil - 8:42
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Non, pas du tout. A vrai dire je m’y rends très peu. Mais j’avais envie de me dégourdir les jambes et surtout changer d’air.

Comme elle s’en doutait, l’homme n’est pas d’ici. C’est vrai qu’il lui apparait bien noble, malgré sa tenue, pour appartenir à ce quartier un peu populaire. Enfin. Sa gentillesse et sa bonne humeur ne le font pas se détacher de la masse qui parcoure les rues, même si reste son maintient et cette façon de se comporter, si… fière. Pas dans le sens du terme que l’on pourrait qualifier de péjoratif. Mais quelque chose qu’elle-même aurait pu qualifier d’intimidant, si elle n’avait pas l’habitude de côtoyer ces figures qui, trop souvent, se pensaient au-dessus des hommes. Régulièrement hautaines, comme investies d’une mission à la limite du divin, alors que jamais aucun d’entre eux n’avaient connu l’effort ni la privation.

Et pourtant, dans un sens, elle les plaignait. Sans en être envieuse, car avoir affronté les privations et la précarité matérielle lui avait conféré une force qu’elle souhaitait à tous d’avoir. Cette force l’avait aidée à tenir. Et si un jour elle venait à perdre son confort chèrement acquis, alors elle saurait comment rebondir et ne pas plonger dans le désarroi. Comme elle l’avait toujours fait.

Joah continue d’avancer, observant les alentours, se rapprochant de plus en plus de l’établissement italien dans lequel elle compte profiter de cette compagnie nouvelle.

Est ce que les habitants sont tous aussi sympathique dans cette partie de la ville ?

La première réponse de la rouquine à cette interrogation est un rire. Un rire qui n’a rien de moqueur, comme sincèrement amusé de la candeur transparaissant dans ces mots. Si ces derniers sont une tentative de la complimenter elle, pour enfin percer la brèche et obtenir quoi que ce soit, alors la jeune femme y est totalement hermétique. Volontairement ou non… mais il ne semble pas être le genre de s’embarrasser d’une conversation si évidente pour tenter de la séduire. Tant mieux.

Si vous avez de l’argent, alors tout Londres vous apparaîtra étrangement sympathique où que vous alliez, oui.

Son rire continue quelques instants, avant de se calmer, Joah ignorant totalement les quelques regards qu’ils ont pu recevoir. Un éclair de malice dans le regard. Beaucoup la reconnaissent, sans faire de commentaire. Il n’est pas rare de voir la peintre en compagnie d’un inconnu, souvent des hommes qu’elle peint pour des considérations purement artistiques. Enfin…

— Etrangement, je n’ai jamais connu plus sympathique qu’une personne qui connait la nécessité de l’effort. Eux connaissent la valeur de la vie. Vous ne pensez pas ?

Un regard dans sa direction. Le ton n’entend aucun sous-entendu. Après tout, malgré son maintien et s’il a été noble un jour, l’homme semble s’en être détaché. Ou alors c’est un original. Dans les deux cas, il lui apparait plus avenant que la plupart des riches figures qu’elle peut côtoyer.

Tout le monde n’est pas sympathique ici. Mais ainsi, en public, les gens aiment s’embarrasser de faux-semblants. Les rumeurs vont vite. Pour peu que vous fassiez le moindre éclat, ce petit monde vous tournera le dos du jour au lendemain.

Si elle leur avait pardonné depuis longtemps, le souvenir de ses années de fuite lui revenait souvent en mémoire lorsqu’elle observait les lieux. C’était là qu’Isaac avait commencé sa série de meurtres, c’était à Londres que ce quartier l’avait accusée elle. Ce même quartier qui aujourd’hui l’accueillait chaleureusement l’avait totalement rejetée à l’époque. Et si elle ne leur en gardait pas rancune, c’était une chose que jamais Joah ne pourrait oublier.




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